Tu cours partout.
Et tu fatigues de plus en plus vite.

Tu cours pour faciliter la vie de la personne toxique, pour la rendre heureuse.
Mais rien n’est jamais assez bien, rien n’est jamais suffisant, rien ne la contente jamais.

Tu cours après l’approbation de la personne toxique. Tu cours après quelques miettes d’amour.
Mais tu n’obtiens rien en retour, à part des reproches ou des critiques.

Tu cours, vite, vite, vite, pour éviter les mots durs… comme si tu pouvais les esquiver!
Mais peut-on courir assez vite pour échapper aux gouttes quand il pleut?

Et si tu arrêtais de courir?
Ou mieux… si tu commençais à courir plus loin, plus vite? Dans la direction opposée!

Et si tu commençais à courir vers ton bonheur? Vers la sérénité?
Et si tu commençais à courir rejoindre les personnes bienveillantes dans ta vie?

Si tu utilisais tes ressources pour toi? Tu sais, tous ces petits tentacules agiles et volontaires qui ne s’agitaient jusqu’ici que pour satisfaire les insatisfaisables? Si tu utilisais tous ces bras métaphoriques pour être à ton propre service?

Tu en soulèverais, des montagnes!
Tu en construirais, des châteaux!
Tu en accrocherais, des étoiles dans le ciel!