[Vlog] 5 bonnes raisons de se centrer sur soi

[RÉFLEXION] 5 bonnes raisons de se centrer sur soi

« On a tous deux vies. La seconde commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. »

De l’importance de ne pas se sacrifier pour les autres, et surtout pour les personnes toxiques qui en abusent.

Le pas qui coûte le plus, c’est le premier.

Parce qu’il faut passer outre les fausses impressions d’être égoïste. Parce que les personnes toxiques luttent activement, car elles sentent qu’elles perdent leur emprise sur nous.

On tremblote un peu, prête à rebrousser chemin si ça devient trop difficile.

Mais ce premier pas, il a le goût de la liberté.
Il a le toucher velouté de l’accomplissement.
Il a la bonne odeur du potentiel—notre potentiel—qui va se réaliser.

Alors on tâtonne s’il le faut, mais on fait un deuxième pas, puis un troisième.

Avant même de s’en rendre compte, on est en train de courir, de filer comme le vent, sur le chemin du développement personnel.

Le chemin de la sérénité retrouvée.
Le chemin de l’amour propre.
Le chemin vers une vie heureuse.

Viens, prends ma main, on va faire le premier pas ensemble. 👭

Et toi?

As-tu une vilaine tendance à te trouver égoïste de vouloir exister en dehors du sacrifice envers les autres? Est-ce que tu te traites comme la personne la plus importante de ta vie, ou est-ce que tu te fais toujours passer en dernier?

[Thème] Construire une vie centrée sur soi

Prendre soin des autres, c’est dans mon tempérament—peut-être est-ce dans le tien aussi.

J’aime que les gens que j’aime soient bien, qu’ils soient heureux, sereins, qu’ils se sentent chouchoutés. Dans une relation saine, c’est un avantage. Tu peux parfaitement t’épanouir dans une relation domestique, aimante.

Dans une relation toxique, ce beau trait—cet amour, cette patience, cette envie de choyer les autres et de leur simplifier la vie—devient une arme que l’autre utilise contre toi.

De personne unique, j’étais devenue un objet en proie à l’emprise de la personne toxique. Pratique, parce que je m’occupais de tout et de tout le monde. Mais il ne fallait pas que j’existe, car un objet n’a pas d’autre droit que de remplir sa fonction. Mais il ne fallait pas que je faille, parce que sinon je devais subir les énervements et critiques déshumanisantes de la part de la personne toxique.

À m’efforcer de tout faire parfaitement, de m’oublier pour que les autres vivent bien, j’ai toléré de devenir peu à peu cet objet qu’on pouvait rabaisser, écraser, abuser. La personne toxique a appuyé sur tous mes boutons: ma mauvaise estime de moi, mon manque de confiance en moi, ma tendance à l’abnégation.

J’avais l’impression qu’un jour, après tous mes sacrifices, mon tour viendrait. Que moi aussi, je pourrais vivre bien, réaliser mes rêves. Que les autres finiraient par prendre le relai pour que moi aussi je puisse exister.

Un jour, ça m’a frappée de plein fouet, en lisant cette citation: « On a tous deux vies—la seconde commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une ». J’étais en train de me sacrifier. Mon tour ne viendrait jamais. La situation ne s’améliorerait pas.

Il fallait que je me sauve moi-même, en changeant, en partant… en trouvant l’équilibre entre être moi-même et être exploitée sans merci comme une chose.

Je le sais aujourd’hui: une relation saine est une relation d’échange, d’égalité. Est-ce que ma mauvaise estime et mon manque de confiance en moi ont disparu? Non, évidemment pas, mais j’arrive à leur dire de me laisser tranquille. J’ai envoyé paître ma tendance à me sacrifier pour les autres, même si elle pointe parfois encore le bout de son vilain nez.

Dans une relation saine, on prend soin de l’autre, et l’autre prend soin de nous. Iel s’assure que nous sommes bien, que nous nous sentons aimée, appréciée, choyée, et que nous vivons une vie qui nous plait, et pas juste une vie de servitude.

Aujourd’hui, ma vie est centrée sur moi. Cela ne m’empêche pas de prendre soin des autres—au contraire. Cela me donne plus d’énergie pour le faire. Je le fais par envie, et non plus par un sens du devoir déséquilibré où je m’oublie pour les autres.

Ce n’est plus un droit, c’est un devoir envers moi-même. Je me dois de me lancer, de me centrer sur moi. J’ai une place à prendre dans l’Univers: celle qui est pile poil à la forme de mes aspirations, quelles qu’elles soient. Et je ne l’oublierai plus.

[Vlog] Fais confiance à tes tripes!

[MÉTAMORPHOSE] Fais confiance à tes tripes!

Tes tripes sont un détecteur naturel te permettant de savoir si une situation est anormale. Tu peux t’en servir pour jauger les situations.

Plus tu te fais confiance, plus tu te respectes, et moins tu es une victime idéale pour les personnes toxiques!

Est-ce que moi j’aurais traité une autre personne comme la personne toxique me traitait?
Non, évidemment pas.

Nous étions aux deux opposés du spectre: moi, préoccupée du bonheur des autres au-dessus du mien, et ellui préoccupé de sa petite personne et de son ascendant sur les autres.

Je n’ai pas écouté mes tripes, parce que mon éducation—ancrée dans le sacrifice de soi, l’abnégation et le patriarcat—m’a fait des croches-pied répétés.

Aujourd’hui, je suis à l’écoute pleine et entière de mes tripes. Certain·e·s disent, trop, même. J’ai placé le curseur de ma tolérance au bullshit au plus bas.

Cela me fait peut-être m’éloigner de personnes qui, elles, ne sont pas toxiques, mais cela me fait cultiver au passage des relations avec de belles personnes—avec qui je me sens en sécurité, et avec qui je peux être moi.

Et toi?

Qu’as-tu appris de ta relation toxique? Fais-tu plus confiance à tes tripes? Te le reproche-t-on, parfois?

[Vlog] La projection

[PERSPICACITÉ] La projection

La projection est un outil efficace pour savoir à quoi t’en tenir avec la personne toxique dans ta vie.

Ma vie avec cette personne toxique a été une suite sans fin de critiques et de reproches, que maintenant je comprends comme de la projection. Ces actes me semblaient déjà cruels à l’époque, mais je m’étais résignée à être incomprise—je pensais que ce n’était que de l’incompréhension de sa part, j’étais naïve, n’est-ce pas?

Alors je redoublais d’efforts, dans l’espoir d’arriver enfin à la satisfaire.

Je faisais encore plus d’efforts pour tout gérer de front, du matin au soir, pendant qu’elle avait un travail qu’elle aimait et ne faisait plus rien en dehors. Le ménage, la cuisine, l’éducation des enfants, la construction d’une maison, les factures et autres milliers de dossiers à remplir quand on a des enfants handicapés, l’école, les devoirs, tout sans presque sans sommeil parce que les enfants ne dormaient quasiment pas la nuit, et que je devais me lever pour les remettre au lit pour ne pas qu’ils l’empêchent de dormir. À côté de ça, je gérais aussi une communauté, et je travaillais comme consultante. J’écrivais des livres.

Quand j’y repense, je ne sais pas comment j’ai pu tolérer qu’elle me dise que j’étais une fainéante.

Elle me reprochait l’état de l’appartement, sans réaliser que je passais mes journées avec mes fils à m’assurer qu’ils apprenaient, qu’ils ne se mettaient pas en danger. Alors que jusque là, elle avait vécu dans un appartement dégoûtant où la vieille vaisselle dégoulinait de l’évier pendant des semaines, où la salle de bains était dégoûtante de crasse, et où régnaient les cafards—qui venaient selon cette personne de chez les voisins, mais pas du tout des cartons à pizza entassés dans un coin et des cadavres de bière qu’il fallait éviter pour aller jusqu’au canapé.

Si j’avais le malheur de boire un apéro le soir—et ceux qui me connaissent savent les doses ridiculement basses d’alcool que je consomme—elle me mettait bien en garde de ne pas devenir alcoolique. Elle, qui buvait sans raison tous les soirs et finissait par s’endormir comme une masse sur le canapé, elle qui allait vomir ses tripes aux toilettes, en en mettant partout—et en me laissant aller nettoyer derrière elle.

Finalement, les personnes toxiques savent parfaitement où taper pour que cela fasse mal.

Et la seule manière de s’en protéger, c’est de s’aimer soi-même et savoir ce que l’on vaut.

Aujourd’hui, cette personne peut bien dire à qui veut l’entendre que je suis une fainéante, une mauvaise mère, que je suis une souillon… mon estime de moi-même ne dépend plus d’elle ni de qui que ce soit d’autre.

Je suis moi, parfaite dans ma Nathalitude.

Et ceux qui ne sont pas contents, je les merde.

Et toi?

Quelles sont les projections dont tu as été témoin? Quelles sont les choses absurdes qui t’ont été reprochées, et que tu soupçonnes la personne toxique de faire? Quelles sont les horreurs que tu as découvertes, dont rétrospectivement tu te souviens d’avoir été accusée?

[Vlog] La technique du caillou gris

[STRATÉGIE] La technique du caillou gris

Quand tu n’as pas la possibilité de couper totalement le contact, que faire? Il existe une technique infaillible: la technique du caillou gris!

Ces derniers temps, j’ai baissé ma garde avec la personne toxique. J’étais fatiguée, et j’ai oublié d’écouter mes propres conseils. J’ai pris des engagements, et j’ai communiqué par téléphone, les deux choses que je dois éviter à tout prix!

Dans une vie normale, avec des interlocuteurs normaux, on ne serait pas obligé d’être constamment sur ses gardes pour éviter un problème. Mais avec la personne toxique, cela fait partie des règles du jeu—pas d’interaction qui ne soit pas une prise de contrôle ou une tentative de manipulation… à moins que cela ne soit pour « endormir » nos craintes et nous faire prendre de mauvaises décisions.

« Tiens, c’est calme en ce moment, [la personne toxique] s’est peut-être calmé·e? »
Ceci n’est jamais vrai.

Cela ne sert à rien de s’en vouloir. Il y a des moments dans la vie où on fait des erreurs, et ce n’est pas grave. On peut toujours rattraper.

Dans mon cas, il a suffit de me rappeler les gardes-fou que j’ai mis en place:

  • pas de communication au téléphone ou en face à face,
  • pas d’engagements sans réflexion préalable,
  • pas de compte-rendu sur mes activités.

Et surtout, me souvenir pourquoi je les ai instaurés en premier lieu.

Parce que cette personne n’est pas capable d’avoir des interactions saines. Parce qu’elle est dans un cycle de manipulation constant. Parce que je dois utiliser la technique du caillou gris pour me protéger de ses agissements.

Je suis comme le vent, insaisissable.

À toi de partager!

Quelles sont les protections que tu as mis en place pour te protéger de la personne toxique dans ta vie? Penses-tu y être arrivée, ou as-tu besoin d’y travailler encore?

[Vlog] Qui sont tes vrai·e·s ami·e·s?

[RÉFLEXION] Qui sont tes vrai·e·s ami·e·s?

Les personnes qui préfèrent ne pas choisir de camp entre toi et la personne toxique sont par la force des choses du côté de l’auteur·e des maltraitances, car iels décident de ne pas faire cas des agissements de cette personne.

Fais confiance à tes tripes et fais du ménage dans ta vie.

Soit tes ami·e·s sont à 1000% de ton côté, soit iels dégagent!

Lorsque je me suis éloignée des personnes toxiques dans ma vie, il a fallu faire des choix parmi les personnes avec qui j’allais rester en contact. Les ami·e·s en commun, les personnes de la famille proche ou éloignée, les contacts professionnels…

Pour certaines, c’était facile: ce n’étaient pas mes ami·e·s, et je n’avais pas à chercher à garder le contact.

Pour d’autres, c’était un peu un fends-le-coeur. C’étaient des personnes que j’appréciais, mais qui n’allaient pas prendre parti. Les garder parmi mes contacts aurait signifié risquer que des informations personnelles soient divulguées, volontairement ou non, à la personne toxique.

J’ai choisi de ne garder contact qu’avec les personnes qui connaissaient la situation et qui prenaient clairement parti pour moi. Des personnes qui mettaient sans hésitation le mot toxique sur cette relation. Des personnes dont le discours était sans ambiguïté.

Je ne blâme pas ces contacts en commun. Je sais que c’est difficile de prendre parti quand on n’a aucune idée de ce qui se passe derrière les portes fermées. Je sais qu’en ne prenant pas parti, elles pensent être justes. Je sais aussi que d’autres n’en pensent pas moins mais ne disent rien pour ne pas devenir la prochaine cible de la personne toxique.

J’aimais beaucoup ces personnes, mais je ne pouvais pas risquer de mettre en péril ma sérénité retrouvée… et s’il fallait prendre cette décision de couper les ponts à nouveau, je le referais sans hésitation.

Et toi?

As-tu coupé les ponts avec les contacts que tu as en commun avec la personne toxique dans ta vie? Quelles sont les difficultés que tu rencontres à ce sujet?